voleur" Je suis né le 8 juillet dans les collines.
La canicule ruisselait de partout. Marseille n'était en bas qu'une flaque de goudron. J'ai glissé dehors aussi facilement qu'une sueur. Tout glissait d'ailleurs, fondait, flaquait, dans la grande sieste des banlieues. J'ai attendu le soir et la fraîcheur avec les autres, collé aux draps, au fond d'une chambre jaune de vieillesse et de chaleur. " Dans un décor qui n'est pas sans rappeler le cinéma italien d'après-guerre, René-Jean évoque son enfance.
Au long de son roman d'aventures, il découvre la magie des salles obscures, la férocité des enfants, la beauté des jambes des femmes, la violence de l'injustice. Le sordide y atteint parfois au sublime et n'y manquent ni l'émotion ni la drôlerie. La passion qu'il voue à sa mère agit comme garde-fou aux tumultes de sa vie, comme borne à sa souffrance et à sa rage d'enfant révolté. Le récit s'achève avec sa première incarcération : le voleur laisse son enfance aux portes de la prison.

 

  • Poche : 262 pages
  • Editeur : Gallimard (2 avril 1996)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français

 

 

Commentaires   

+2 #1 Eric 15-07-2015 09:09
"Voila ce que j'aime dans la vie, voir ce qui se passe dehors et qu'on ne me demande rien" cette phrase m'a profondément touché. On l'est toujours plus ou moins rapidement dans vos livres... mais toujours ! Chapeau et Merci de mettre des mots là où d'autres n'y voient que des images !
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